Cinéma & Séries

Coffret James Bond 25 films : l’intégrale 007 en DVD et Blu-ray, et nos (00)7 indispensables

Six acteurs, soixante ans d'espionnage, de missions en tout genre et un seul smoking qui ne se froisse jamais : le coffret James Bond, La Collection 25 Films réunit toutes les aventures officielles du plus célèbre des agents présumés secrets.

Le coffret DVD blanc La Collection James Bond, avec les silhouettes des six interprètes de 007 alignées sur la jaquette

© MGM

Le coffret James Bond 25 films, de Dr No à Mourir peut attendre

Paru le 21 octobre 2026 chez MGM, ce coffret rassemble les 25 films produits par Eon Productions, soit la saga « officielle » au grand complet : les six longs-métrages avec Sean Connery, l’unique film de George Lazenby, les sept de Roger Moore, les deux de Timothy Dalton, les quatre de Pierce Brosnan et les cinq de Daniel Craig. Les deux Bond tournés hors de cette écurie, c’est-à-dire la parodie Casino Royale de 1967 avec David Niven et Jamais plus jamais (1983), où Connery rempile pour un remake d’Opération Tonnerre, n’y figurent pas. Et on le devine, les puristes n’iront certainement pas s’en plaindre !

L’intégrale existe en deux versions : DVD et Blu-ray. Pour les amateurs de 4K Ultra HD (on vous explique toutes les subtilités de ce format juste ici), il faudra se tourner vers les coffrets par acteur déjà sortis, notamment celui consacré à Daniel Craig, car aucune édition 4K de cette collection de 25 films n’est annoncée à ce jour. Les films sont proposés en version française et en version originale, avec des sous-titres français.

De Connery à Craig : James Bond comme miroir de son époque

Revoir les 25 films dans l’ordre, ce n’est pas seulement s’offrir un rattrapage de cinéphile (ou un marathon tout trouvé pour les vacances de la Toussaint). C’est assister à soixante ans de métamorphoses d’un même homme qui, curieusement, n’a jamais pris une ride. Le Bond de Connery naît en pleine guerre froide, sous la plume d’Ian Fleming : un séducteur taiseux, élégant, un chouia brutal, mais qui incarne une Angleterre encore persuadée de pouvoir et de devoir sauver le monde. Avec Goldfinger, la saga trouve la formule qui fait mouche et inspire une kyrielle de petits héritiers (gadgets, némésis mégalo, hommes de main aux signes « particuliers », ton pince-sans-rire) et ne la lâchera plus. Roger Moore pousse plus haut le curseur vers l’humour et le show, à l’heure où les blockbusters changent d’échelle. Timothy Dalton tente un Bond plus sombre, avant que la saga ne marque une longue pause de six ans.

Le vrai tournant arrive avec GoldenEye en 1995 : premier Bond de l’après-URSS, il doit justifier son existence sans ennemi soviétique, et confie le rôle de M à une femme, Judi Dench, comme pour signifier que le monde a changé autour de l’agent. Daniel Craig, enfin, redémarre tout avec Casino Royale : d’abord critiqué, aujourd’hui adulé, c’est un Bond qui saigne, qui doute, qui tombe amoureux et qui en paie le prix fort. Sur cinq films, son arc forme un véritable récit, ce qui n’était jamais arrivé ! Enfin, on voit l’agent évoluer, apprendre de ses erreurs et devenir un homme nouveau, film après film. C’est sans doute la plus belle leçon du coffret : derrière la formule immuable du martini seul au bar et des voitures de luxe, chaque génération a fabriqué le Bond dont elle avait besoin, du fantasme impérial aujourd’hui désuet au héros blessé plus sensible qu’il n’y paraît.

Notre sélection : les films James Bond incontournables du coffret

Bons Baisers de Russie (1963)

Deuxième aventure de Sir Connery, sous la direction de Terence Young, et peut-être la plus proche du roman d’espionnage pur et dur. Bond y affronte Red Grant (Robert Shaw) et Rosa Klebb (Lotte Lenya), et c’est le premier film où Q lui remet un gadget, un attaché-case piégé. Le combat dans un compartiment de l’Orient-Express, à peine deux minutes à l’écran, a demandé trois semaines de tournage. Un effort rentabilisé quand on voit à quel point la séquence est devenue emblématique de la saga.

La bande-annonce originale de Bons Baisers de Russie. © MGM / Eon Productions

Goldfinger (1964)

Le film matrice, le moteur de l’avion, la colonne vertébrale, et toutes les autres métaphores possibles et imaginables. Guy Hamilton y installe tout ce qui fera la saga et inspirera le reste : l’Aston Martin DB5 et son siège éjectable, le briefing chez Q, Oddjob (Harold Sakata) et son chapeau au bord d’acier, la chanson de Shirley Bassey. Sans oublier l’image mémorable de Jill Masterson (Shirley Eaton) recouverte de peinture dorée, qui a fait croire à des générations de spectateurs qu’on pouvait mourir de « suffocation de la peau ». La science, elle, attend toujours.

La bande-annonce originale de Goldfinger. © MGM / Eon Productions

Au service secret de Sa Majesté (1969)

Le mal-aimé devenu désormais légendaire. Seul film de George Lazenby, réalisé par Peter Hunt, il oppose Bond à Blofeld (Telly Savalas) dans les Alpes suisses et lui fait épouser Tracy, jouée par Diana Rigg. Boudé à sa sortie, il est aujourd’hui considéré par une partie de la critique comme l’un des meilleurs de la saga, et sa fin compte parmi les plus déchirantes. La chanson de Louis Armstrong qui l’accompagne refera d’ailleurs surface dans Mourir peut attendre.

La bande-annonce originale d’Au service secret de Sa Majesté. © MGM / Eon Productions

L’espion qui m’aimait (1977)

Le Roger Moore préféré de… Roger Moore lui-même ! Lewis Gilbert signe un spectacle total : saut à ski conclu par un parachute aux couleurs de l’Union Jack, Lotus Esprit qui se transforme en sous-marin et apparition de Requin (Richard Kiel), l’homme de main aux dents d’acier. Quand on vous disait que la saga comporte ce qu’il y a de plus culte du côté des grands méchants ! Face à Barbara Bach en agente du KGB, Bond trouve enfin une partenaire à sa hauteur.

La bande-annonce originale de L’espion qui m’aimait. © MGM / Eon Productions

GoldenEye (1995)

Premier Pierce Brosnan, réalisé par Martin Campbell, et retour en grâce après six ans d’absence. Le méchant est un ancien collègue, l’agent 006 (Sean Bean), ce qui donne au film un arrière-goût de trahison post-guerre froide résolument ancré dans son époque. Entre le saut à l’élastique depuis un barrage suisse, la poursuite en char dans les rues de Saint-Pétersbourg et Xenia Onatopp (Famke Janssen), le film a durablement marqué toute une génération.

La bande-annonce de GoldenEye. © MGM / Eon Productions

Casino Royale (2006)

Martin Campbell, encore lui, relance la saga à zéro avec Daniel Craig. La poursuite en parkour d’ouverture, avec le Français Sébastien Foucan, donne le ton : ce Bond-là court, se cogne et transpire, il n’est pas là pour garder le smoking parfaitement défroissé et immaculé. Puis le film ralentit autour d’une partie de poker au Monténégro face à l’hypnotique Chiffre (Mads Mikkelsen) et d’une histoire d’amour avec la charismatique Vesper Lynd (Eva Green) qui hantera les quatre films suivants. Et les spectateurs, tant qu’à faire : qui peut s’asseoir à notre table et nous dire droit dans les yeux qu’il a fait son deuil ? Personne.

La première bande-annonce de Casino Royale. © MGM / Eon Productions

Skyfall (2012)

Sorti l’année des 50 ans de la saga, le film de Sam Mendes est un Bond crépusculaire, qui interroge l’utilité d’un espion à l’ancienne face à un cyberterroriste, Raoul Silva (Javier Bardem). Judi Dench y tient le rôle de M pour la dernière fois, et la chanson d’Adele, petit bijou de dramaturgie, a remporté l’Oscar. Premier Bond à dépasser le milliard de dollars au box-office mondial, il prouve qu’on peut faire un blockbuster tout en parlant de vieillesse et de deuil.

La bande-annonce de Skyfall. © Sony Pictures Releasing France

Pendant ce temps, 007 cherche toujours un nouveau visage…

Le coffret referme l’ère Craig, mais la suite s’écrit déjà ailleurs. Amazon MGM Studios a pris le contrôle créatif de la franchise en 2025, Denis Villeneuve (Dune) a été choisi pour réaliser le prochain film et Steven Knight, le créateur de Peaky Blinders, en écrit le scénario. Bref, ça donne envie. Très envie, même. Quant au nom du futur James Bond au cinéma, il alimente les rumeurs depuis des mois sans qu’aucune annonce officielle n’ait été faite (sur console, en revanche, l’agent a déjà rajeuni dans 007 First Light). Jacob Elordi ? Callum Turner ? Idris Elba ? Tom Holland ? Aaron Taylor-Johnson ? On vous laisse à vos pronostics, nous, on a tout un coffret à mater.

Disponibles sur Carrefour.fr : en attendant le coffret, l’Aston Martin DB5 de James Bond en version Playmobil et le Trivial Pursuit James Bond en format voyage.

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Questions fréquentes

Quels films contient le coffret James Bond 25 films ?

Il contient les 25 films produits par Eon Productions, dans l’ordre de sortie : de James Bond 007 contre Dr No à Mourir peut attendre, en passant par Goldfinger, L’espion qui m’aimait, GoldenEye, Casino Royale ou Skyfall. Les deux films hors saga officielle, le Casino Royale parodique de 1967 et Jamais plus jamais (1983), n’en font pas partie.

Le coffret James Bond 25 films existe-t-il en Blu-ray et en 4K ?

Il est disponible en DVD et en Blu-ray. Aucune version 4K Ultra HD de cette intégrale n’est annoncée à ce jour : les amateurs de 4K peuvent en revanche se tourner vers les coffrets 4K consacrés à un seul interprète, comme celui de Daniel Craig.

Quand sort le coffret James Bond La Collection 25 Films ?

Le coffret est sorti le 21 octobre 2026, en DVD comme en Blu-ray, chez MGM. Il tombe à pic pour les vacances de la Toussaint et pour la liste au père Noël des fans de 007.

Combien d'acteurs ont joué James Bond dans la saga officielle ?

Six acteurs se sont succédé dans le rôle : Sean Connery (six films), George Lazenby (un seul, Au service secret de Sa Majesté), Roger Moore (sept films), Timothy Dalton (deux), Pierce Brosnan (quatre) et Daniel Craig (cinq). Le nom de son successeur n’a pas encore été officiellement annoncé.

Par quel film James Bond commencer ?

Pour comprendre la formule signature, Goldfinger reste le point de départ idéal. Si vous préférez un Bond plus moderne et plus sombre, Casino Royale marque un nouveau départ et ouvre l’arc de Daniel Craig, qui se suit comme une seule histoire jusqu’à Mourir peut attendre.

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