L’album dont on parle
Boulevard de l’enfance – Gauvin Sers CD
À partir de 15,99 €
Voir sur Carrefour.frGauvain Sers s’était fait discret. Le revoilà avec treize chansons et cette manière bien à lui de faire se rencontrer les petites histoires et les grandes. Une mère seule, une amitié qui se réduit comme peau de chagrin ou ce que l’on transmet à ses enfants côtoient ainsi l’Assemblée nationale, l’Ukraine et le président de la République. Oui, tout cela est possible, compatible, et c’est ça, la patte Gauvain Sers. Le résultat ? Un disque tendre, certes, mais surtout plus politique que nostalgique.
Avec Francis Cabrel, une enfance pas si tendre
Dès Monter à Paris, Gauvain Sers retrouve son terrain de prédilection : raconter la vie des gens ordinaires, comme vous et moi. Le morceau suit un provincial venu suivre son rêve artistique dans la capitale, bientôt partagé entre le monde qu’il a quitté et celui qu’il tente d’intégrer.
La suite alterne l’intime et le collectif. Quatre enfants plus loin raconte les tribulations d’une mère solo, Silence radio la flamme d’une amitié qui s’éteint, tandis qu’Un peu de nous deux s’intéresse à ce que les parents transmettent à leurs enfants. Laurent Lamarca signe les arrangements, avec Vincha et Gaëtan Roussel à la composition de certains titres.
Mais le moment le plus attendu reste évidemment le duo avec monsieur Francis Cabrel. Une chanson de transmission, comme celles que défendent Alain Souchon et ses fils sur leur album commun. Et Boulevard de l’enfance n’a rien de la douce chanson nostalgique que son titre pourrait laisser imaginer : il y est question d’enfances sacrifiées, dérobées par la guerre, le travail ou les trafics.
Mélancolique mais surtout engagé
Cinq ans après son précédent opus, Gauvain Sers revient aussi avec l’envie d’en découdre et utilise sa musique pour aborder des thèmes importants. Monsieur le Président interpelle directement le pouvoir sans ménagement, Ménage à l’Assemblée remet les « petites gens » au cœur du récit, tandis que Kharkiv regarde du côté de la guerre en Ukraine que les médias d’actualité ont parfois délaissée.

Le chanteur des Oubliés n’a donc pas changé de ligne éditoriale. Il continue de raconter ceux que l’on regarde peu, mais élargit ici son cadre. L’intime et le politique se répondent sans que l’un écrase complètement l’autre sur le disque.
Un album qui se déplie autant qu’il s’écoute
Boulevard de l’enfance existe en CD et en vinyle, mais aussi dans une édition beaucoup plus singulière que l’on ne voit que trop peu : un CD livre pop-up fabriqué à la main à Paris ! Photos inédites, anecdotes et décors à déplier (un détail qui n’en est peut-être pas un) accompagnent ainsi les treize chansons. Une jolie manière de redonner au disque une dimension d’objet, particulièrement cohérente avec un album consacré à l’enfance et à la transmission.
Depuis septembre 2026, Gauvain Sers défend ces nouvelles chansons sur scène en France, en Belgique et en Suisse. Son Olympia du 29 janvier 2027 affiche d’ores et déjà complet, mais une seconde date est déjà programmée le 26 novembre 2027.
L’album dont on parle
Boulevard de l’enfance – Gauvin Sers CD
À partir de 15,99 €
Voir sur Carrefour.frQuestions fréquentes
Qui a écrit la chanson « Boulevard de l'enfance » ?
Gauvain Sers est derrière les paroles et la musique. Francis Cabrel la chante en duo avec lui, sur la piste 5 de l'album du même nom, sorti le 27 mars 2026. C'est une chanson sur les enfances volées, pas sur la nostalgie, contrairement à ce que l’on pourrait croire.
Quel est le lien entre Gauvain Sers et Renaud ?
Renaud l'a choisi en 2016 pour assurer la première partie de sa tournée Phénix, sur plus de 75 dates, avant même la sortie de son premier album, Pourvu, en 2017.
Que fait Gauvain Sers actuellement ?
Il est en tournée avec Boulevard de l'enfance, sorti le 27 mars 2026 après cinq ans sans album. Les dates courent de septembre 2026 au printemps 2027 en France, en Belgique et en Suisse, avec l'Olympia le 29 janvier 2027, complet, puis le 26 novembre 2027.
Sources
Le magazine Carrefour Savoirs, n°323, mai 2026, page 33.