En attendant que Supergirl se pose sur Carrefour.fr, et pour prolonger l’expérience, on (re)voit Superman, le film de James Gunn dans lequel Kara faisait sa toute première apparition, déjà disponible en Blu-ray.
Supergirl, du caméo de Superman au premier rôle
C’était il y a un peu plus d’un an. Kara Zor-El, personnage connu uniquement de la fanbase pure et dure de l’écurie DC, volait quelques minutes de gloire à son cousin dans Superman, le film qui relançait l’univers sous la houlette de James Gunn et Peter Safran. Une apparition fugace, mais tonitruante, voire franchement réjouissante, qui faisait office de bande-annonce pour ce Supergirl sorti en salles le 1er juillet 2026. Derrière la caméra, Craig Gillespie, habitué des héroïnes cabossées depuis Moi, Tonya et Cruella.
Côté scénario, le film s’inspire très largement de Supergirl: Woman of Tomorrow, la mini-série de Tom King et Bilquis Evely, au point d’en avoir longtemps porté le sous-titre, avant que Gunn ne le raccourcisse, fatigué des titres à rallonge. On y suit donc Kara (Milly Alcock, vue dans House of the Dragon), qui n’a rien de la gentille boy-scout de la famille. Elle traverse la galaxie aux côtés de Ruthye (Eve Ridley), jeune fille en quête de vengeance, à la poursuite du redoutable Krem (le plus international des Belges, Matthias Schoenaerts), qui a eu la très mauvaise idée d’empoisonner Krypto, le chien de Kara. Ça paraît ironique, mais c’est très sérieux ! Et comme si la galerie ne suffisait pas, Jason Momoa débarque en Lobo, chasseur de primes intergalactique dont le tact le précède.
Sous ses airs de space opera au pitch très déjanté, le long-métrage raconte pourtant moins le sauvetage d’un monde que celui d’une âme. Sa Kara est une héroïne rongée par la culpabilité et hantée par son passé, et le scénario trouve une idée plutôt rusée pour le montrer : sous les soleils rouges, elle perd ses pouvoirs et en profite pour se saboter dans la fête et l’autodestruction. Qu’importe ce qu’en a pensé la presse, croyez-nous sur parole, Milly Alcock y est excellente, et c’est sur ses épaules que reposent les meilleurs moments. Le reste a moins convaincu : des combats sans grande tension ni enjeu, un méchant trop fade pour réellement être une menace, une Ruthye plus prétexte que personnage et une noirceur souvent rabotée pour rester dans les clous du grand divertissement familial et tout public.
Un été compliqué pour la Fille d’Acier
Il faut bien en parler : en salles, Supergirl n’a pas vraiment décollé. Aux États-Unis, son premier week-end s’est révélé inférieur à celui de The Marvels, référence peu flatteuse en matière de déconvenue super-héroïque, et le film a dû se contenter d’un peu plus de 120 millions de billets verts dans le monde, pour un budget de production estimé autour de 170 millions. En France, il a démarré à la cinquième place, avec un peu plus de 200 000 spectateurs. Pas aidé, il faut le dire, par un calendrier qui le sacrifiait presque face au rouleau compresseur qu’incarnait alors Toy Story 5.
La critique française s’est montrée dubitative, le public aussi. Rien de rédhibitoire pour autant : l’histoire du cinéma de super-héros est pleine de films mal-aimés à leur sortie puis réhabilités en vidéo, notamment grâce à de nouveaux montages ou à des « final cuts » (oui, Justice League, c’est bien de toi qu’on parle).

Supergirl en DVD, Blu-ray, 4K ou steelbook : quelle édition choisir ?
Warner Bros. n’a pas fait les choses à moitié pour qui veut bien donner une nouvelle chance à Kara : DVD, Blu-ray, Blu-ray 4K Ultra HD et steelbook limité qui réunit le disque 4K et le Blu-ray dans un boîtier métallique sont au programme. Le DVD fera l’affaire pour une séance familiale sans prise de tête, mais ce serait un peu du gâchis, tant Gillespie a voulu un space opera coloré, garni de planètes exotiques et de bagarres en apesanteur, le genre de film qui profite pleinement de la 4K et d’une VO en Dolby Atmos. Si votre installation suit, la 4K s’impose ; si elle ne suit pas encore, le Blu-ray offre un excellent compromis. Quant au steelbook, il s’adresse à ceux qui alignent déjà les films DC sur leurs étagères et qui savent pertinemment qu’ils ne résisteront pas.
Reste la question des bonus, et là, prudence ! Aux États-Unis, où le film est sorti en vidéo dès septembre, Warner a garni ses éditions de plus d’une heure et demie de suppléments : making-of, effets pratiques, coulisses du combat final, un bonus consacré à Lobo, des scènes coupées et même un court-métrage animé dédié au canin Krypto. Les fiches françaises restent pour l’instant discrètes sur leur contenu exact. On vérifiera donc le dos de la jaquette avant de crier victoire.
Et pour réviser l’histoire de la famille avant le 4 novembre, Superman vous attend déjà en Blu-ray.
Questions fréquentes
Quand sort Supergirl en DVD et Blu-ray en France ?
Supergirl sort en France le 4 novembre 2026 en DVD, en Blu-ray, en Blu-ray 4K Ultra HD et en steelbook limité.
Quels sont les bonus du Blu-ray de Supergirl ?
Si on ne sait pas encore ce que contiendront les éditions françaises, on suppose qu’elles seront inspirées des éditions américaines, qui proposent plus de 90 minutes de suppléments, dont un making-of, des bonus sur Lobo (l’antihéros campé par Jason Momoa) et sur les effets pratiques, des scènes coupées et un court-métrage animé avec Krypto.
Faut-il avoir vu Superman pour regarder Supergirl ?
Disons que cela n’est pas indispensable, car le film raconte une aventure indépendante centrée sur Kara. Toutefois, Superman, sorti en 2025, introduit le personnage dans ce nouvel univers DC, et le revoir avant permet de mieux saisir les liens qui unissent les deux personnages en cape, qui sont cousins.
De quelle bande dessinée Supergirl est-il adapté ?
Le film s’inspire principalement de Supergirl: Woman of Tomorrow, la mini-série de Tom King (scénario) et Bilquis Evely (dessin), dont il reprend l’héroïne voyageuse, la jeune Ruthye et le méchant Krem.