Aussi disponible sur Carrefour.fr : EA Sports UFC 6 sur Xbox Series X
On ne sait pas vraiment si l’amour dure trois ans, mais l’attente entre chaque UFC, clairement, oui. Du moins, la licence EA fonctionne à ce rythme depuis quelque temps. UFC 4 est arrivé en 2020, UFC 5 en 2023 et le sixième volet a attendu juin 2026 avant d’entrer à son tour dans la cage.
Cette fois, EA Vancouver a notamment profité de l’intervalle pour s’attaquer à une question essentielle pour une simulation de MMA : comment faire en sorte que deux combattants ne donnent pas simplement l’impression d’être deux modèles 3D différents contrôlés de la même manière ? La réponse porte un nom : Flow State.
Le Flow State veut vous faire combattre comme Pereira ou Holloway
Le principe est simple : jouer en respectant les qualités et le style réel de son athlète permet d’obtenir des bonus pendant le combat. Prendre un spécialiste de la frappe invite donc à exploiter ses armes debout, tandis qu’un profil davantage tourné vers la lutte demande une approche différente. Le système cherche clairement à décourager une vieille habitude des amateurs de jeux de baffes qui consiste à trouver une recette efficace puis à l’appliquer à la totalité des personnages jouables.
Une idée assez évidente lorsqu’elle est formulée ainsi, mais particulièrement adaptée à l’UFC. L’intérêt de disposer d’une multitude de combattants diminue forcément si tous finissent par être utilisés de la même façon. À ce système s’ajoutent quatre catégories de posture de garde, qui contribuent elles aussi à différencier les manières d’aborder un affrontement. Choisir son athlète ne consiste donc plus seulement à regarder ses statistiques avant de monter dans l’octogone. Une profondeur que EA Sports FC 27, l’autre simulation d’EA cette saison, cherche plutôt dans son mode social. Il faut aussi accepter de jouer son jeu et d’adopter ses mouvements. La plus-value qui mettra du baume au cœur des fans de la discipline, c’est que, par essence, ils en apprendront aussi beaucoup sur les véritables combattants.
Les poings progressent davantage que le grappling
Cette volonté de renforcer l’identité des combattants s’accompagne d’un nouveau moteur physique, particulièrement visible lors des échanges debout. Les impacts gagnent en poids, les animations en fluidité et les réactions des athlètes paraissent plus naturelles. Le travail réalisé sur les modèles et les expressions faciales participe également à cette recherche de réalisme. Certaines séquences bénéficient par ailleurs d’un effet de dilatation du temps destiné à souligner les moments importants d’un échange.
C’est principalement sur les frappes que le saut se ressent. Le combat au sol n’a pas bénéficié d’une transformation comparable. Le grappling reste fonctionnel et efficace, mais son fonctionnement évolue encore très peu. Ceux qui espéraient que ces trois années permettraient une refonte profonde de la lutte risquent donc de trouver ce sixième épisode beaucoup plus familier une fois le dos contre le tapis. L’accueil critique reste néanmoins des plus favorables, avec de bonnes notes ici et là de la part de confrères d’autres médias.
Hall of Legends : bienvenue au musée de l’UFC
Et puis il y a la curiosité de cet épisode. Hall of Legends transforme une partie du jeu en musée interactif autour de trois combattants : Alex Pereira, Max Holloway et Zhang Weili. Pas question de simplement aligner leurs statistiques, leurs ceintures et trois photos dans un menu contemplatif à l’intérêt très limité. Ces espaces permettent de parcourir leur carrière à travers des images d’archives, des entretiens et des défis inspirés de véritables moments de leur parcours.
Une proposition assez inhabituelle dans une simulation sportive, qui préfère généralement consacrer ses modes supplémentaires à la compétition, à la gestion ou à la collection. Ici, l’objectif est différent : raconter pourquoi un combattant compte autant que reproduire sa façon de combattre.

Le principe permet aussi à quelqu’un qui connaît moins bien l’UFC de remettre certains noms et affrontements dans leur contexte. Une énième manière de rappeler qu’avant de devenir des personnages sélectionnés dans un menu, ces athlètes ont construit une histoire (parfois une légende !) dans l’octogone. Et accessoirement, qu’un jeu de MMA peut proposer une visite au musée sans demander de déposer les gants à l’entrée.
Une carrière prometteuse… pendant son prologue
Le mode carrière tente lui aussi quelque chose de nouveau avec The Legacy, un prologue scénarisé centré sur deux rivaux qui cherchent à gravir les échelons du MMA professionnel. Cette introduction apporte une dimension narrative bienvenue et donne davantage de personnalité aux premières heures.
La suite se montre malheureusement plus standard. Une fois The Legacy terminé, les entraînements retombent assez rapidement dans la répétition, tandis que My Gym, consacré à la gestion de sa salle, manque de profondeur pour devenir une véritable simulation dans la simulation. La carrière illustre finalement assez bien la philosophie générale de cet épisode : quelques idées réellement nouvelles côtoient des éléments beaucoup plus habituels.
Des combats seulement sur PS5 et Xbox Series
Dernier point à souligner : EA Sports UFC 6 n’est disponible que sur PS5 et Xbox Series X et S. Les joueurs PC restent donc sur le bord de la cage, tout comme les propriétaires de Switch 2, PS4 et Xbox One.
Les amateurs de boîtes échappent en revanche à une autre tendance actuelle : les éditions physiques PS5 et Xbox utilisent bien un disque. Pas de carte-clé imposant de télécharger l’intégralité du jeu derrière !
Questions fréquentes
Quand est sorti EA Sports UFC 6 ?
Le 19 juin 2026, sur PS5 et Xbox Series X et S. L'édition Ultimate en ouvrait l'accès sept jours plus tôt.
Sur quelles plateformes est-il disponible ?
PS5 et Xbox Series X et S uniquement. Aucune version PC, Nintendo, PS4 ou Xbox One n'existe.
Qu'est-ce qui change par rapport à UFC 5 ?
Trois choses principales : le Flow State, qui récompense le joueur combattant selon le style réel de son athlète ; quatre catégories de posture de garde et un nouveau moteur physique, qui rendent les impacts plus lourds et les animations plus fluides ; et le mode Hall of Legends. En revanche, la lutte au sol évolue peu.
Le jeu est-il accessible à un débutant ?
Oui, davantage que les épisodes précédents : les tests soulignent une prise en main plus simple sans perte de profondeur. Le prologue de carrière, The Legacy, sert d'introduction.
À partir de quel âge ?
Le jeu est classé PEGI 16.
Sources
Le magazine Carrefour Savoirs, n°325, juillet 2026, page 37 ; page EA Sports UFC chez Electronic Arts.