Le jeu dont on parle
Dynasty Warriors : Origins Switch 2 NINTENDO
À partir de 69,99 €
Voir sur Carrefour.frAussi disponible sur Carrefour.fr : Dynasty Warriors: Origins sur PS5 et Dynasty Warriors: Origins sur Xbox Series X
Il existe des jeux dans lesquels apercevoir une meute d’ennemis au loin constitue généralement un signal assez clair : demi-tour, fuite et éventuellement petite prière intérieure. Dans Dynasty Warriors, c’est plutôt l’échauffement, le début des choses sérieuses, voire même, une fois qu’on passe de néophyte à expert : un vrai régal.
Bienvenue dans le merveilleux monde du musô, ce sous-genre du jeu d’action qui a fait de la disproportion numérique une véritable philosophie de vie. Ici, un héros armé d’une lance, d’une épée ou de toute autre joyeuseté suffisamment tranchante peut traverser une armée entière en envoyant valser les soldats par dizaines et dizaines.
Et depuis le 22 janvier, les propriétaires de Nintendo Switch 2 peuvent à leur tour goûter aux joies de cette guerre très légèrement déséquilibrée (doux euphémisme) avec Dynasty Warriors: Origins. Sorti un an plus tôt sur PS5, Xbox Series et PC, le titre d’Omega Force ne s’est pourtant pas contenté de remettre une pièce dans une machine vieille de plusieurs décennies. Il a surtout entrepris de rendre Dynasty Warriors beaucoup moins intimidant pour ceux qui regardaient jusque-là ses batailles de loin.
Le musô, ou l’art délicat de se battre à un contre mille
Pour comprendre Dynasty Warriors, inutile de sortir le dictionnaire ou un documentaire de l’histoire vidéoludique. Imaginez juste un immense champ de bataille. Le sang gicle de toute part, des centaines de soldats s’affrontent simultanément, les lignes de front évoluent, des officiers réclament de l’aide à l’autre bout de la carte et différentes armées tentent de prendre l’avantage. Et au milieu de tout cela : vous.
À ceci près que votre guerrier n’a manifestement pas reçu la consigne lui demandant de craindre la supériorité numérique. Quelques attaques suffisent à expédier une escouade entière dans les airs, les compteurs d’ennemis vaincus grimpent à une vitesse indécente et une bataille peut rapidement se transformer en gigantesque défouloir.
Voilà l’essence du musô : donner au joueur l’impression d’être la personne la plus dangereuse d’un champ de bataille pourtant rempli de guerriers. Mais derrière le joyeux massacre se cache aussi une dimension plus stratégique. Impossible d’être partout à la fois : il faut choisir où intervenir, quels officiers soutenir et quelles positions défendre. Une lecture du champ de bataille à mille lieues des duels au sabre de Onimusha. Quitte à accepter certains sacrifices. Bref, taper sur tout ce qui bouge, c’est bien. Cogner dans le bon ordre, c’est mieux.
Cette fois, pas besoin de retenir cinquante noms avant de jouer
C’est surtout ici qu’Origins change la donne. Les précédents Dynasty Warriors avaient une petite habitude susceptible de donner quelques sueurs froides aux nouveaux venus : aligner des dizaines d’officiers historiques, avec autant de noms, de relations et de campagnes à assimiler. Origins prend le problème à l’envers.
Le joueur suit désormais un unique héros amnésique, ce qui permet de découvrir progressivement les personnages, les enjeux et les guerres inspirés du célèbre Roman des Trois Royaumes en même temps que lui.
Il faut bien l’admettre, l’amnésie est peut-être l’un des plus vieux tours de passe-passe du jeu vidéo, trahissant souvent une paresse scénaristique. Mais ici, elle est justifiée : si le héros ne sait pas exactement qui est qui, le débutant a parfaitement le droit d’être perdu lui aussi.
Et au guerrier sans souvenir de choisir son camp. Trois grands noms se présentent alors : Liu Bei, Cao Cao et Sun Jian. Suivre l’un plutôt que les autres modifie la suite du parcours et permet au récit de prendre ses distances avec la stricte reconstitution historique.
Une très bonne excuse, surtout, pour retourner au combat une fois l’aventure terminée et voir comment les événements auraient pu tourner sous une autre bannière, et ainsi glaner de nouvelles fins. Ou comment gonfler la durée de vie.
Un million de joueurs avaient déjà sorti les armes
Cette remise à plat n’est visiblement pas passée inaperçue. Lors de sa sortie initiale sur PS5, Xbox Series et PC en janvier 2025, Dynasty Warriors: Origins avait dépassé le million d’exemplaires écoulés dans le monde en moins d’un mois.
Une belle prouesse pour une série installée depuis longtemps et dont la formule commençait justement à avoir besoin qu’on lui secoue un peu les épaules. Le passage sur Switch 2, un an plus tard, lui offre donc une deuxième vie particulièrement logique. Parce que s’il existe bien un genre adapté à la petite session de jeu improvisée, celui où l’on peut envoyer quelques centaines de soldats au tapis avant de ranger la console possède quelques arguments de taille.
Et surtout, le passage au format portable ne change rien au plaisir assez primaire qui fait fonctionner la série depuis toutes ces années : voir une foule gigantesque devant soi et se demander non pas comment lui échapper, mais combien de secondes il faudra pour la traverser. Au point que l’on se demande si on incarne un simple guerrier ou une divinité.
Il y a bien une boîte Switch 2… mais ne rangez pas votre Wi-Fi
Attention toutefois si vous comptez repartir avec Dynasty Warriors: Origins sous le bras après un passage en magasin. Le jeu possède bien une édition physique sur Nintendo Switch 2, mais celle-ci prend la forme d’une carte-clé de jeu.
Autrement dit, la petite carte présente dans le boîtier ne contient pas l’intégralité du jeu. Elle sert de clé permettant de le lancer, tandis que les données doivent être téléchargées sur la console lors de la première installation. Une connexion à Internet est donc nécessaire.
Et si votre stockage commence à prendre des airs de placard trop rempli, autre particularité de la nouvelle console de Nintendo : la Switch 2 utilise des cartes microSD Express. L’ancienne microSD récupérée de votre première Switch ne suffira donc pas pour installer vos jeux Switch 2 dessus.
Sur PS5 et Xbox Series, les éditions physiques reposent en revanche sur le bon vieux disque qui vit décidément ses derniers instants au regard de l’actualité vidéoludique. La version Switch 2 possède néanmoins quelque chose qu’aucune des autres ne peut proposer de la même manière : emmener ses batailles partout avec soi. Et avec Dynasty Warriors: Origins dans le sac, même les trajets en train les plus longs et moroses devraient arriver à vous décrocher un sourire.
Le jeu dont on parle
Dynasty Warriors : Origins Switch 2 NINTENDO
À partir de 69,99 €
Voir sur Carrefour.frQuestions fréquentes
Quelle est la durée de vie de Dynasty Warriors: Origins ?
Aucune durée officielle n'est communiquée par l'éditeur, et nous préférons ne pas en avancer une. Ce qui la détermine : la campagne principale, qui couvre la première moitié du Roman des Trois Royaumes, les batailles annexes, et surtout le choix du seigneur de guerre, qui modifie le parcours et invite à recommencer au moins une fois.
Quelles sont les astuces pour Dynasty Warriors Origins ?
Trois choses utiles au départ. Le jeu récompense la lecture du champ de bataille autant que la frappe : repérer les officiers ennemis et les positions à prendre change l'issue d'un affrontement plus sûrement que d'enchaîner les coups. Les armes ont des styles très différents : en essayer plusieurs avant de se fixer évite de subir le jeu. Et le choix du camp n'est pas anecdotique : il oriente le récit, mieux vaut le faire en connaissance de cause.
Quel est le meilleur jeu Dynasty Warriors ?
Les avis des joueurs de longue date restent partagés, et plusieurs anciens épisodes gardent leurs défenseurs. Pour quelqu'un qui découvre la série aujourd'hui, celui-ci est le bon point d'entrée : c'est le mieux noté des épisodes récents, et sa structure à héros unique le rend beaucoup plus lisible qu'un épisode classique.
Quel est le prochain jeu de Dynasty Warriors ?
Aucun nouvel épisode n'est annoncé à ce jour. Nous ne publierons pas de date tant que Koei Tecmo n'aura pas communiqué.
À partir de quel âge ?
Le jeu est classé PEGI 16.
Sources
Le magazine Carrefour Savoirs, n°319, janvier 2026, page 33 ; fiche du jeu chez PlayStation.