En attendant le 5 novembre, pour prolonger l’expérience Giebel, (re)plongez dans le premier tome de sa duologie Et chaque fois, mourir un peu.
Le livre dont on parle
Et chaque fois, mourir un peu – Blast – Livre 1 – Karine Giebel
À partir de 10,30 €
Voir sur Carrefour.frDans la terre froide : un message, une ex et plus aucune issue
Valentin a rompu. Et ce n’est pas une sinécure. La séparation a été violente, de celles qui laissent des traces qu’on préfère ne pas regarder en face. Alors quand son ex-petite amie lui écrit, n’importe quel ami raisonnable lui conseillerait de laisser le téléphone face contre la table et de faire l’autruche. Ou plutôt, de passer à autre chose. Valentin hésite, puis y va. Évidemment. Sinon, il n’y aurait pas de roman, et Karine Giebel serait au chômage.
Ce rendez-vous le fait entrer dans un jeu dont personne ne lui a donné les règles, face à un adversaire qui ne connaît pas la pitié. Et pendant que le piège se resserre, les cauchemars du passé remontent à la surface. On ne vous en dévoilera pas davantage, et si cela vous frustre, c’est presque tant mieux : chez Giebel, l’intérêt ne tient pas tant à l’intrigue qu’à la manière dont le sol se dérobe, page après page, sous les pieds de ceux qui croyaient savoir où ils marchaient.
Karine Giebel, l’ancienne juriste qui préfère les pièges aux tribunaux
Avant de devenir l’une des signatures les plus redoutées (attention, dans le bon sens du terme) du thriller français, Karine Giebel a été juriste dans une collectivité territoriale. Et si elle rêvait d’être juge d’instruction, elle a fini par instruire autrement. Son premier roman, Terminus Elicius, paraît en 2004 et décroche le Prix marseillais du polar. Suivront une quinzaine de romans, plusieurs recueils de nouvelles et une palanquée d’affaires, de Meurtres pour rédemption à Juste une ombre, de Glen Affric à la duologie Et chaque fois, mourir un peu. Résultat ? Plusieurs millions de lecteurs et des livres qui circulent dans une dizaine de langues.
Ce qui la distingue de la concurrence, c’est qu’elle n’écrit pas juste des énigmes, elle écrit des cages. La prison, la violence, l’injustice sociale, l’esclavage moderne nourrissent ses histoires, et elle assume de dénoncer par la fiction. Contrairement à certains de ses confrères, elle ne s’entiche pas d’un enquêteur fétiche qu’on retrouve ouvrage après ouvrage. Chaque roman repart de zéro, avec cette même volonté d’empêcher le lecteur de dormir sur ses deux oreilles.
Mais qu’est-ce que raconte vraiment Dans la terre froide ?
Le titre en dit long. La terre froide, c’est celle où l’on enterre ce qu’on ne peut ou ne veut plus voir : un deuil, une faute, une histoire inachevée. Le problème, chez Giebel, c’est que rien ne reste enterré bien longtemps. Et que son Valentin n’a rien d’un héros auquel on s’accroche les yeux fermés… mais c’est assumé. L’écrivaine refuse net le confort d’une victime irréprochable et d’un bourreau coupable de tous les sévices. Qui a fait le mal, qui le subit, qui l’a mérité ? Le doute circule d’un chapitre à l’autre, et le lecteur se surprend à se demander ce qu’il aurait fait à la place de Valentin.
Côté mécanique, ceux qui ont lu Juste une ombre retrouveront cette façon de manipuler à la fois le personnage et celui qui le lit, jusqu’à une fin que les premiers retours décrivent comme renversante. Avec ses 320 pages, le livre est aussi plus ramassé que certains de ses pavés. Moins de pages, mais pas moins de dégâts : la tension n’a simplement pas le temps de redescendre.
À qui conseiller le nouveau Karine Giebel ?
Aux fidèles, évidemment, qui savent dans quoi ils mettent les pieds et qui attendent probablement l’ouvrage avec une impatience non dissimulée. Mais Dans la terre froide peut aussi être une bonne porte d’entrée pour qui n’a jamais lu Giebel : le format est plus court, la situation de départ limpide, et cette peur sourde qui s’installe sans prévenir pique suffisamment la curiosité pour s’intéresser au reste de l’histoire. Âmes sensibles, en revanche, vous voilà prévenues : la violence psychologique est le carburant de la maison.
Joli hasard de calendrier, Maxime Chattam publie une semaine plus tôt un roman intitulé Morsures. Les fans de Giebel souriront : elle avait signé, il y a des années, Les Morsures de l’ombre. De là à dire qu’il existe un lien, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas. Reste que novembre s’annonce particulièrement saignant au rayon thriller, et qui, ici, oserait s’en plaindre ?
Disponible sur Carrefour.fr : en attendant que Dans la terre froide arrive en rayon, le premier tome de la duologie Et chaque fois, mourir un peu est déjà disponible en poche.
Le livre dont on parle
Et chaque fois, mourir un peu – Blast – Livre 1 – Karine Giebel
À partir de 10,30 €
Voir sur Carrefour.frQuestions fréquentes
Quand sort le nouveau livre de Karine Giebel ?
Dans la terre froide paraît le 5 novembre 2026 aux éditions Récamier.
De quoi parle Dans la terre froide ?
Valentin reçoit un message de son ex-petite amie, avec qui la rupture a été violente. Il accepte de la retrouver et tombe dans un jeu mortel dont il ne connaît pas les règles, pendant que des souvenirs qu’il croyait enfouis refont surface.
Faut-il avoir lu les autres livres de Karine Giebel pour le lire ?
Ce n’est pas nécessaire. À l’exception de la duologie Et chaque fois, mourir un peu, ses romans se lisent indépendamment, sans personnage récurrent. Vous pouvez donc commencer par celui-ci.
Combien de pages fait Dans la terre froide ?
Le roman compte 320 pages en grand format broché, ce qui en fait l’un des textes les plus courts de l’autrice ces dernières années.
Quel livre de Karine Giebel lire en premier ?
Beaucoup de lecteurs commencent par Meurtres pour rédemption ou Juste une ombre, deux titres très représentatifs de son univers. Dans la terre froide, plus court et plus direct, fait aussi un très bon premier contact.