Le nouvel essai de Philippe de Villiers, Résurrection. Le retour de la France éternelle, est disponible sur Carrefour.fr. De quoi ranger le troisième tome à côté de Mémoricide et Populicide.
Résurrection : Philippe de Villiers range sa retraite d’écrivain au placard
Le livre s’ouvre sur un aveu. Philippe de Villiers explique avoir décidé de « reprendre le chemin de l’écriture, après avoir pourtant résolu publiquement de ranger sa plume ». La raison ? Un « scrupule » qui le hante : savoir s’il a vraiment tout fait pour « lever une cohorte de dissidents, une minorité restauratrice ».
Sa retraite littéraire aura donc été de courte durée. Mais à sa décharge, on n’a que rarement vu un auteur ayant signé plusieurs succès en librairie résister à l’appel de l’écriture. À ceux qui pensent qu’il est « trop tard », l’auteur répond d’ailleurs par une maxime prêtée au maréchal Foch : « Les victoires ont toujours été remportées par des soldats fatigués. » Le ton est donné, et il n’a rien de crépusculaire : le titre parle de résurrection, pas d’oraison funèbre.
Le « Petit Reste », la minorité sur laquelle veut parier l’auteur
Le cœur du livre tient dans une notion empruntée au concept biblique : le « Petit Reste ». Philippe de Villiers désigne ainsi ce qu’il voit comme une élite nouvelle qui, selon lui, « ne triche pas » et se montre « infiniment plus exigeante que ses aînés ». Sa conviction tient en une phrase de la présentation du livre : « ce ne sont pas les majorités qui font l’histoire ». Pour lui, les majorités la font durer, les minorités la « défont et la refont ».
Le texte se referme sur une formule qui sonne comme un mot d’ordre : « Voici venir le temps des consciences dressées. » Une thèse qui parlera à ses lecteurs et fera bondir ses contradicteurs, à n’en pas douter. C’est un peu la marque de fabrique de la maison, et elle n’a pas changé d’adresse.
De Mémoricide à Résurrection, un rendez-vous d’automne
Depuis trois ans, l’automne de l’édition a pris l’habitude de son essai signé Villiers. Mémoricide, paru en octobre 2024, avait signé la meilleure entrée de sa semaine de sortie dans les classements des ventes. Populicide, un an plus tard, s’était à son tour hissé dans le haut du tableau, en tête des essais. À eux deux, ces ouvrages se sont écoulés à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires.

Après deux titres en « -cide », qui partagent un constat plutôt sombre de l’état du pays, le vocabulaire change de suffixe. On passe du diagnostic au remède, du problème à la solution, ou du moins à ce que l’auteur voit comme tel. Reste à savoir si le public suivra avec le même appétit vorace.
Questions fréquentes
Quel est le dernier livre de Philippe de Villiers ?
Il s’agit de Résurrection. Le retour de la France éternelle, paru le 7 octobre 2026 chez Fayard. Il succède à Populicide, publié en octobre 2025.
De quoi parle Résurrection de Philippe de Villiers ?
C’est un essai dans lequel l’auteur lance un appel à l’action et à l’espérance. Il s’appuie sur la notion biblique du « Petit Reste », une minorité qu’il décrit comme exigeante et ambitieuse, et défend l’idée que ce sont ces petites minorités, et non les majorités, qui font basculer le cours de l’histoire.
Quel est le meilleur livre de Philippe de Villiers ?
Ses plus grands succès récents en librairie sont ses essais Mémoricide (2024) et Populicide (2025), tous deux parus chez Fayard. Mais il a aussi signé des récits historiques, comme Le Roman du Roi Soleil.
Quel est le parcours de Philippe de Villiers ?
Diplômé de l’ENA, il a aussi été secrétaire d’État à la Culture de 1986 à 1987, puis candidat à l’élection présidentielle en 1995 et en 2007. Il est également le créateur de la Cinéscénie du Puy du Fou.